Alors que celles et ceux qui s'affichent comme « Défenseurs de la
Cause Animale » viennent - hélas - d'essuyer le refus du Conseil
constitutionnel d'interdire la/les Corridas en France...

J'attends pour ma part de voir si ces mêmes Défenseurs vont maintenant
- enfin - s'attaquer aux ÉLEVAGES INDUSTRIELS.

Lesquels font souffrir les Animaux DÈS LEUR NAISSANCE et ce, de longs
mois, voire des années durant....

JE PRÉCISE TOUTEFOIS ICI que l'accès aux Usines à bétail et autres
Abattoirs industriels EST INTERDIT au commun des mortels.

Même l'éleveur n'a pas le droit d'assister à l'abattage des SES PROPRES ANIMAUX.

J'ai eu pour ma part accès « par erreur » à l'abattage de Boeufs
Charolais, puis de Chevaux en octobre 1986.

« Par erreur » car j'avais un service à rendre cette année-là à un
ex-chevillard (*) de Félines dans les Alpes du Sud.

Cet homme a du se rendre un jeudi matin à l'abattoir de Nice.
Je l'accompagnais pour l'aider.

Manifestement, le jeudi était le jour de l'abattahge rituel casher.
En tous les cas, j'ai vu de mes propres yeux le grand Rabin de Nice
trancher la gorge des boeufs charolais (ligotés et retournés sur le
dos, les 4 pattes en l'air, la tête tendue vers le bas par un vérin
hydraulique) avec un coutelas long comme une épée.

Puis j'ai assisté à l'abattage des chevaux, qui sont compressés pour
monter à l'échaffaud à l'aide de puissantes décharges électriques
administrées par de véritables « bouchers ».

Je précise ici ce que les « défenseurs des Animaux » ignorent : pour
être plus facilement dépecés, la Loi française permet de laisser des
Troupeaux entiers (il y a en vérité des centaines de Bêtes parquées
dans d'immenses halls hermétiques, auxquels PERSONNE N'A ACCÈS) 3
jours sans boire ni manger.

Puis au terme de ces 3 jours (qui s'ajoutent aux heures de transport)
les Animaux sont dirigés en direction des échaffauds.

Ils ne peuvent quasiment plus bouger.

MAIS NUL N'A JAMAIS ACCÈS à ce genre de pratiques barbares.
Je précise que les médailles de "repérage" qu'on nous impose
d'agraffer à chaque oreille (sous la menace de vous abattre votre
cheptel) sont EN PLASTIQUE.

Ainsi, libre au directeur de l'abattoir de les faire disparaître
durant les 3 jours (une paire de tenailles suffit) pour les remplacer
par de fausses médailles.

Je m'explique : toujours en 1986 - j'opérais le balisage de la Grande
Traversée des Préalpes - après avoir quitté les Alpes maritimes, mon
itinéraire m'emmenait sur Sisteron.

Descendant à pied avec mon âne sur la vallée de la Durance par la
route qui vient de St Geniez, un vieux berger m'aborde, qui possédait
un gros mas en surplomb de la Durance.

Il se présenta à moi comme étant le président de l'abattoir de Sisteron.

Lui m'expliqua alors que sur «22 semi-remorques d'agneaux tués chaque
semaine à Sisteron, DEUX SEULEMENT arrivaient des Alpes » (et non de
la région).

Les vingt autres semi-remorques provenaient de Pologne, Hongrie, Roumanie....

Ceci, grâce aux médailles que l'on enlève à l'aide de tenailles.

Et lorsque le vétérinaire de service se rend compte qu'il y a eu
tricherie (les nouvelles médailles sont neuves. Elles brillent...) il
se voit alors enfermé dans une chambre froide à 2°©.... Jusqu'à ce
que, n'en pouvant plus.... Il accepte d'apposer les tampons officiels.

(Source : Patrick Arlandis, mon contrôleur vétérinaire lorsque j'étais
dans le Vaucluse...)

Tout ceci s'opère avec la complicité des Directeurs et autres élus locaux.

Il y a tellement d'intérêts financiers derrière !!!

DONC VOUS QUI ÊTES DÉFENSEUR/SEUSE DE LA CAUSSE ANIMALE, si vous étiez
honnête, voire intègre, vous partageriez ce présent article.

En ce qui me concerne, je rappelle que je me bats depuis l'âge de 13
ans (1976) pour promouvoir un mode d'élevage respectueux des Animaux
puisque inscrit dans les Lois de notre mère Nature...